• Ne peu t'on s'inspirer de la Norvège ?

     

    Inspirante Norvège, bastion du capitalisme social

    AU PAYS DES VIKINGS SE MÊLENT CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET POLITIQUES SOCIALES

    lundi 28 mars 2011 par Christelle Masson

    Dans cette Norvège contemporaine, conscience sociale – tant à l’intérieur de ses frontières qu’à l’extérieur – et richesses naturelles font bon ménage. Preuve en est, un cadre législatif encourageant la reddition des comptes extrafinanciers et, le Government Pension Fund of Norway, le « fonds pétrolier ».

    Le cadre législatif norvégien [1]

    La loi n°56 sur la comptabilité annuelle des sociétés du 17 juillet 1998 prévoit que les sociétés anonymes doivent présenter un rapport annuel de gestion incluant des renseignements sur les politiques et conditions de travail, un compte-rendu exhaustif de leurs activités susceptibles d’avoir une influence sur l’environnement et les dispositions prises pour prévenir les impacts négatifs. En cas de violation de la loi, des sanctions sont prévues (amendes ou peines de prison). À cette Loi, s’ajoute le Livre blanc sur la RSE où les entreprises sont fortement encouragées à rendre compte systématiquement de leurs performances sociales et environnementales auprès de leurs parties prenantes en indiquant les lignes directrices suivies. Depuis 2008, le gouvernement soutient financièrement cette initiative tout en ayant été précurseur – 2007 – en matière de Plan d’action pour la responsabilité environnementale et sociale dans les administrations publiques.

    Un fonds de retraite destiné aux générations futures

    Ce fonds oeuvre depuis 1996 et comporte une part des revenus provenant de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières en mer du Nord. Dans une perspective de long terme, l’argent de l’exportation du pétrole est transformé en investissements, effectués auprès d’organisations qui obéissent à des règles d’éthique strictes. Ces investissements de long terme sont également diversifiés et serviront à financer les retraités dès 2020, contribuant ainsi à assurer un avenir aux prochaines générations. Des secteurs sont clairement exclus du Fonds, comme l’industrie de l’armement, l’industrie du tabac ou autres entreprises engendrant des dommages environnementaux graves.

    Caractéristiques et chiffes du Fonds [2]

    - 1 % de la capitalisation boursière mondiale 
    - Deuxième fonds de retraite au monde 
    - Valeur de 276 milliards d’euros 
    - Investissements dans 8 000 entreprises 
    - Participation limitée à moins de 5 % dans une entreprise 
    - Gestion du fonds par une cinquantaine de sociétés norvégiennes et étrangères 
    - Audit réalisé par la banque centrale norvégienne avec un rapport trimestriel et annuel

    Un bémol cependant : la compagnie Monsanto, responsable – d’une manière ou d’une autre – de 90 % des OGM de ce monde, de milliers de déversements toxiques, de travail d’enfants et de suicides, fait partie des 8 000 entreprises bénéficiant d’une place dans le Fonds. De nombreux groupes s’indignent contre cette anomalie, et avec raison. La Norvège est également un des pays les plus combattants envers les OGM et ne les autorise pas sur ses terres. [3] Rien n’est jamais parfait. Bien qu’il ait quelques ratés, le Fonds norvégien est un modèle en ce sens. L’investissement responsable, constitue un levier essentiel afin que des entreprises modifient leur comportement et stoppent leur business-as-usual. Fonds, assurances, banques et tout le tutti-quanti du monde financier pourrait conditionner les financements vers les entreprises qui agissent d’une manière responsable. Faudrait-il encore que ce monde financier soit lui-même en harmonie avec de tels principes ! Ce n’est pas pour rien que le fameux rapport Brundtland, publié en 1987, nous provient de Gro Harlem Brundtland, l’ex-première ministre de la Norvège, à la base pour beaucoup d’entre nous, du concept de développement durable ! Au Canada, la responsabilité sociale a bien des difficultés à atteindre la sphère politique. Avec encore plus de ressources naturelles que la Norvège (3 fois plus de pétrole), le Canada pourrait s’inspirer du Fonds norvégien afin d’assurer l’avenir de ses enfants.

    Christelle Masson

     Excusez moi pour ce copiez collez ,mais je préfère laisser tout le nénéfice de cet article à la journaliste qui l'a écrit.

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